Aller au contenu
Nous consulter Appeler

Valoriser la production photovoltaïque

Consommer sur place, vendre le surplus, tout vendre ou partager entre plusieurs bâtiments : le bon choix dépend des usages du bâtiment, et il se fait dès l'étude.

HEXAGONE ENERGIE, installé à Cagnes-sur-Mer, conçoit et installe des centrales photovoltaïques dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence. Une centrale photovoltaïque sur bâtiment ou ombrière se valorise de quatre façons : l'autoconsommation totale, l'autoconsommation avec vente du surplus, la vente totale et l'autoconsommation collective. Depuis l'arrêté du 1er juin 2026, l'électricité vendue sous obligation d'achat est payée 1,1 c€/kWh hors TVA : chaque kWh consommé sur place vaut donc bien plus qu'un kWh revendu, et le projet se dimensionne d'abord sur la consommation du bâtiment.

Les quatre modèles

ModèlePrincipePour quel bâtiment
Autoconsommation totaleToute la production sert au bâtiment. Le surplus éventuel est limité par un dispositif anti-injection, ou injecté sur le réseau sans rémunération.Consommation de jour régulière, toute l'année : bureaux, ateliers, commerces, sites techniques.
Autoconsommation avec vente du surplusLe bâtiment consomme d'abord sa production ; ce qu'il n'utilise pas est vendu sous contrat d'achat de 20 ans.Consommation de jour avec des creux : week-ends, congés, saison.
Vente totaleToute la production est injectée et vendue, sans lien avec la consommation du bâtiment.Grande toiture ou ombrière sur un site qui consomme peu. Peu rentable au tarif actuel.
Autoconsommation collectiveLa production est partagée entre plusieurs consommateurs proches, réunis dans une personne morale organisatrice.Patrimoine communal ou zone d'activité : une centrale sur un toit, plusieurs bâtiments alimentés.

Le cadre de la vente en 2026

  • Jusqu'à 100 kWc : obligation d'achat dite « S21 », au tarif unique de 1,1 c€/kWh hors TVA, indexé de 2 % par an, pour un contrat de 20 ans. Jusqu'à 9 kWc, seule la vente du surplus reste possible.
  • De 100 à 500 kWc : appel d'offres simplifié de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), avec des périodes de dépôt fixes à anticiper dans le planning du projet.
  • L'électricité injectée au-delà de 1 600 heures de fonctionnement à pleine puissance par an n'est pas rémunérée.

Le détail de ces règles est dans notre article sur le tarif d'achat S21.

Sources : arrêté du 1er juin 2026 modifiant l'arrêté du 6 octobre 2021 (Légifrance) ; appel d'offres 100 à 500 kWc (CRE). Vérifié le 02/10/2026.

Le cas des écoles et des bâtiments communaux

Une école consomme en journée, ce qui va bien avec le solaire sur les bâtiments publics. Elle ferme pourtant pendant les vacances d'été, au moment où la production est la plus forte. Trois réponses possibles, à comparer dès l'étude :

  • vendre le surplus d'été sous contrat d'achat ;
  • partager la production avec d'autres bâtiments communaux ouverts l'été (services techniques, mairie, centre de loisirs) grâce à l'autoconsommation collective ;
  • réduire la puissance pour coller à la consommation des périodes scolaires.

Ce que nous faisons dans l'étude

  • Lecture des consommations du bâtiment (courbe de charge du compteur quand elle est disponible).
  • Estimation de la production et du taux d'autoconsommation pour chaque modèle.
  • Choix de la puissance et du modèle de valorisation, avec ses démarches : raccordement, contrat d'achat ou dossier d'appel d'offres, convention d'autoconsommation collective.
  • Prise en compte des usages qui consomment en journée : climatisation, pompes à chaleur, bornes de recharge.

Questions fréquentes

Le Fonds vert peut-il financer des panneaux solaires sur une école ou une mairie ?

Seulement dans un projet de rénovation énergétique, et si toute l'électricité produite est autoconsommée par les bâtiments rénovés, sans injection sur le réseau public. C'est la règle du cahier d'accompagnement du Fonds vert « Rénovation énergétique des bâtiments publics locaux », version 4.2 de juillet 2026 (ministère de la Transition écologique). En métropole, le projet doit aussi réduire d'au moins 40 % les consommations d'énergie finale des cinq usages réglementés, attesté par une étude thermique. Voir notre article sur les écoles et les fortes chaleurs.

Une collectivité peut-elle cumuler une subvention et l'appel d'offres de la CRE pour une centrale de 100 à 500 kWc ?

Non. Le cahier des charges de la 2e période de l'appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) pose un principe de non-cumul : l'installation ne doit recevoir aucun soutien d'autres régimes locaux, régionaux, nationaux ou de l'Union européenne. Le plan de financement se choisit donc avant de candidater. Voir notre article sur l'appel d'offres de la CRE.

Peut-on consommer une partie de la production et candidater à l'appel d'offres de la CRE ?

Oui. Le cahier des charges de la 2e période admet les installations qui valorisent une partie de leur production en autoconsommation individuelle ou collective. L'électricité autoconsommée dans une opération collective est déduite du volume qui bénéficie du complément de rémunération. Le prix proposé reste plafonné à 95 €/MWh pour les deux premières périodes (CRE). Voir notre article sur l'appel d'offres de la CRE.

Depuis juillet 2026, comment se répartit la production entre bâtiments en autoconsommation collective ?

Pour les opérations dont le contrat avec le gestionnaire de réseau est conclu après le 1er juillet 2026, les coefficients de répartition doivent être transmis avant la fermeture du marché de l'électricité de la veille. C'est le décret n° 2026-561 du 26 juin 2026, publié au Journal officiel du 30 juin 2026 et corrigé le 5 juillet 2026 (Légifrance). À défaut, la production est répartie au prorata des consommations. Voir notre article sur le décret du 26 juin 2026 et la page autoconsommation collective.

Une petite commune au tarif réglementé peut-elle le garder après avoir installé une centrale ?

Oui, tant qu'elle remplit les critères de l'article L337-7 du code de l'énergie : moins de dix personnes employées et des recettes ou un total de bilan annuels d'au plus 2 millions d'euros (Légifrance). Depuis le 1er février 2025, ce droit ne dépend plus de la puissance souscrite. Voir notre article sur le tarif réglementé.

Un projet, une consultation en cours ?

Décrivez-nous votre besoin : nous revenons vers vous avec une première analyse.

Nous consulter